Comment nous abordons ce livre : nous présentons les thèses principales de l'ouvrage et notre analyse du point de vue d'HonestDog, sur la base de contenus accessibles au public, de critiques spécialisées et d'entretiens avec l'auteur. Cette analyse ne remplace ni une critique classique ni le livre lui-même ; elle est conçue pour vous aider à évaluer si la lecture en vaut la peine pour vous.
Guère de livre sur les chiens n'est aussi souvent cité – et aussi souvent mal compris – que « L'Intelligence des chiens » de Stanley Coren. Nous l'analysons délibérément avec un regard critique, car ce fameux classement des races révèle une réalité tout autre que ce que beaucoup s'imaginent.
De quoi il s'agit
Le professeur de psychologie Stanley Coren divise l'intelligence en trois catégories : l'intelligence instinctive, l'intelligence adaptative et l'intelligence de travail et d'obéissance. Pour son célèbre classement d'environ 130 races, il a interrogé systématiquement des éducateurs canins issus de plus de 1 000 associations nord-américaines – mesurant principalement la rapidité avec laquelle une race apprend de nouveaux commandements et y obéit. En tête : le Border Collie, le Caniche et le Berger Allemand.
Notre analyse
Voici la part de vérité : le classement de Coren mesure l'intelligence d'obéissance, c'est-à-dire la disposition à réagir aux ordres – et non la « vivacité d'esprit » au quotidien. Un chien de chasse indépendant qui résout les problèmes par lui-même se retrouve tout en bas, bien qu'il soit extrêmement intelligent. Le livre offre une lecture d'introduction divertissante, mais le classement devient dangereux lorsque des personnes choisissent leur race en fonction de celui-ci. Un chien « intelligent » n'est pas automatiquement celui qui vous correspond – c'est souvent le contraire : les races situées au sommet du classement demandent énormément d'activités et submergent rapidement les débutants.
Ce que les acheteurs de chiots doivent en retenir
- Ne choisissez jamais une race parce qu'elle est « intelligente » – demandez plutôt de combien d'activité elle a besoin.
- Les races hautement entraînables sont exigeantes ; sans stimulation adéquate, des problèmes surgissent.
- L'« obstination » n'est souvent qu'une pensée autonome – ce n'est en rien un signe de stupidité.
Ce que les éleveurs doivent en retenir
- Conseillez honnêtement les acquéreurs potentiels quant aux besoins de dépense des races particulièrement désireuses d'apprendre.
- Une bonne adéquation prime largement sur l'attrait d'une race dite « brillante ».
Ce qu'HonestDog en fait
Plutôt que de enfermer les races dans un classement, nous nous demandons : qu'est-ce qui correspond à votre mode de vie ? Un Border Collie, par exemple, est extrêmement intelligent – et c'est précisément pour cela qu'il ne convient qu'aux personnes actives disposant de beaucoup de temps. Notre module de recherche de races traduit ces caractéristiques en une adéquation honnête plutôt qu'en un simple palmarès.
Le livre en un coup d'œil
- Titre : L'Intelligence des chiens (The Intelligence of Dogs)
- Auteur : Stanley Coren
- Éditeur : Robert Laffont (éd. fr.)
- ISBN : 978-2-221-08573-8
Note de transparence : cette analyse s'appuie sur les informations disponibles publiquement concernant le livre, et non sur une lecture intégrale par notre équipe. Les déclarations factuelles d'HonestDog relatives à la santé des races et à l'élevage s'appuient en outre sur des sources de la FCI, de l'AKC et sur la médecine vétérinaire.
